Lauzes de Lozère : Couverture de calcaire |
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En Lozère,
sur les Causses, vastes plateaux calcaires, les habitations
sont recouvertes de strates minérales, les lauzes.
Celles-ci sont extraites sur place par excavation. Arrivés
au chantier, le couvreur les taille, les calibre suivant leur
dimension, puis les pose. En raison de leur poids et de leur épaisseur, les lauzes calcaires ne sont pas fixées mais posées, généralement sur des structures voûtées. Ce fil nous montre les différentes phases de réalisation d'une couverture : pose de gouttiers, conceptions de chiens assis, de la noue en arrondie et du faîtage. Essentiellement utilisée dans la restauration de constructions anciennes, la lauze de calcaire est un matériau qui épouse l'habitat, pour mieux le fondre dans le paysage minéral des Causses lozériens.
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Lauzes de Lozère : Couverture de schiste |
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EnLozère,
le schiste apparaît souvent dans le paysage sous forme
de banc rocheux. Comme il n'est pas poreux, il résiste
à l'eau, au froid, au gel et au temps. De ce fait,
il occupe une place importante dans l'architecture traditionnelle.
Sur les toits, on le retrouve sous forme de plaques : les
lauzes. Ce film nous montre tout d'abord les différentes phases de la confection des lauzes : l'extraction, le clivage et le brochage, puis la réalisation d'une couverture. La lauze de schiste est un matériau qui se marie autant avec la tradition qu'avec la modernité. Bien que la mécanisation ait fait son apparition, le travail des carriers et des couvreurs reste essentiellement une activité manuelle. Ainsi, comme les aïeuls, les artisans inscrivent dans la mémoire des toitures leurs gestes et leur savoir-faire.
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Granit de Lozère |
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Au cur de
la Lozère, entre 1.000 et 1.400 m d'altitude, le granit
impose son architecture à l'allure cyclopéenne.
Avec l'aide de la poudre noire, on extrait le matériau
sur place. Dans l'ancien temps, les blocs de granit étaient
débités et taillés manuellement. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, la mécanisation a fait son apparition. De drôles d'instruments à vent sont venus augmenter les cadences de production. Ainsi, une fois arrivé dans l'atelier, le granit rencontre pluie et vent mécaniques. Le granit semble avoir emprisonné le temps dans ses volumes trapus, comme pour mieux traverser les siècles, sans jamais se soucier des giboulées de la mode.
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La Charpente à la Philibert Delorme |
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En Lozère,
dans les vallées du Lot et de la Colagne, on peut découvrir
des constructions qui semblent être coiffées
de toitures en carènes de vaisseaux renversées.
Cette conception allie à la fois esthétique
et résistance mais surtout la création d'un
volume important. De ce fait, ce sont dans les bâtiments
agricoles et plus précisément dans les granges que
l'on retrouve ce type de construction, imaginé sous
la Renaissance par l'architecte Philibert Delorme. C'est à partir du bois de peuplier que l'artisan élabore les cintres appelés arbalétriers. De l'atelier à la pose de cette charpente, ce film nous montre les différentes phases de construction de cette toiture. De nos jours, qu'elle soit destinée à l'usage d'habitation privée ou publique, la charpente à la Philibert Delorme continue à avoir s place dans l'architecture moderne. Elle permet surtout de gagner un espace original dans les combles. Elle illustre aussi les voeux chers de l'architecte qui, en 1561, en écrivant un ouvrage sur les nouvelles inventions, voulait démocratiser cette technique et transmettre ainsi un savoir-faire à portée de tous.
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Les murs en pierres sèches |
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Les terrasses de cultures et les murs en pierres sèches
qui les structurent, ainsi que les constructions et ouvrages d'art en
pierres sèches, constituent un élément majeur du patrimoine paysager cévenol.
Les terrasses permettent d'éviter ma dégradation des sols en freinant l'érosion
et favorisant ainsi une meilleure gestion de l'écoulement des eaux.
Progressivement abandonnées à partir de la première du siècle dernier,
les constructions en pierres sèches suscitent à nouveau l'intérêt des
professionnels et de la population. Ce procédé de mise en oeuvre sans liant et apport de matériaux industriels, tout en étant complètement écologique, offre également sur le plan technique les meilleures garanties de durabilité et de drainage des sols. Sans parler de son attrait esthétique... Mais seule une minorité d'hommes ayant conservé le savoir-faire à ces très anciennes pratiques en assure actuellement l'entretien et la restauration. Un ensemble de professionnels confirmés s'organise pour relancer une filière de formation et garantir un service de qualité. Ce film présente des terrasses et ouvrages en pierres sèches rencontrés en Cévennes, et retrace les différentes étapes nécessaires à la restauration d'un mur dégradé. De la diversité géologique découle celle des matériaux employés. Il donne une excellente approche du métier de maçon spécialiste de la pierre. pays de tradition et territoire protégé, les Cévennes constituent un espace privilégié pour perpétuer et développer ce savoir-faire ancestral.
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La Saucisse d'Herbe en Lozère |
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En Lozère, la saucisse
d'herbe est généralement fabriquée à partir du chou, cultivé
dans les champs de Margeride, ou de la blette, jardinée en
Cévennes sur des petites terrasses appelées bancels. Ce département rural a longtemps vécu d'une agriculture vivrière, complétée d'un petit élevage où le porc familial tenait une place importante. Arrivés chez le charcutier, les blettes ou les choux sont blanchis dans un cuiseur, puis mélangés, puis mélangés avec la viande de porc, amalgame de gras et de maigre essentiellement constitué d'épaule ou de poitrine. La saucisse d'herbe est ensuite fabriquée selon la recette de chacun. Les proportions et l'assaisonnement variant d'un charcutier à l'autre. Perpétuant ainsi le mariage de la viande et des légumes dans la charcuterie de pays, les artisans charcutiers lozériens maintiennent le savoir-faire ancestral et le goût unique de ce met.
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Le Pain de Seigle en Lozère : |
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En Lozère, les fours sont le témoignage d'une
civilisation méditerranéenne qui, dans le passé, faisait son propre
pain. L'une des céréales les plus utilisées était le seigle. De nos jours, il est encore cultivé sur le plateau granitique de la Margeride. Une fois la récolte terminée, les grains étaient moulus dans les moulins, munis d'un roue à aube ; l'on obtenait ainsi une farine de meule, riche en particule de germe. Aujourd'hui, la qualité de la farine est toujours aussi recherchée. Dans son fournil, le boulanger de Saint Amans nous dévoile un peu de son âme en nous montrant le confection d'un pain. Travaillant des éléments vivants et variables, la boulange nécessite une solide connaissance du geste et de la matière que l'artisan cultive, transmet, améliore depuis des siècles pour offrir à ses semblables leur pain quotidien.
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